En 2018, le titre du décret qui encadre les associations reconnues Éducation permanente évolue : la finalité du “soutien de l’action associative dans le champ de l’Éducation permanente”, se transforme en “développement de l’action d’Éducation permanente dans le champ de la vie associative”. Ce changement d’intitulé n’est pas cosmétique, puisque cette nouvelle dénomination appelle l’action d’éducation permanente à sortir de son secteur et à rayonner dans l’ensemble de la vie associative. Mais concrètement, comment cette évolution décrétale est-elle vécue par les acteurs concernés ?
Afin d’enrichir ces échanges par des témoignages recueillis sur le terrain, le pôle EP de la FESEFA ( (Fédération des Employeurs des Secteurs de l’Éducation permanente et de la Formation des Adultes) et le Clara asbl sont partis à la rencontre de trois associations/initiatives nous montrant comment l’action d’éducation permanente peut se manifester “hors-cadre”. Chacune à leur manière, ces paroles singulières nous donnent à voir la force de création inhérente au fait associatif, à la lisière du cadre sectoriel EP habituel. Ainsi, le champ des possibles que peut recouvrir l’EP est ouvert, avec son lot de craintes et d’espoirs.
Épisode introductif :
Épisode 1/3 : L’Asbl Adeppi, association reconnue en Éducation permanente et comme dispositif d’insertion socioprofessionnelle, organise des cours et des activités culturelles dans plusieurs prisons bruxelloises et wallonnes depuis maintenant plus de 30 ans.
Épisode 2/3 : Le Centre Franco Basaglia, association reconnue en Éducation permanente, promeut une psychiatrie démocratique en s’insérant dans l’ensemble associatif des expériences du Cheval Bleu à Liège.
Épisode 3/3 : Le dispositif RéPIT est né de l’effort conjoint de plusieurs associations (dont certaines reconnues en Éducation permanente) pour permettre, en Wallonie picarde, un accueil pour les personnes en transit à travers l’asbl Plateforme Pour l’Interculturalité à Tournai (PIT)